La Corse, ce n’était pas juste une destination sur une carte.
C’était une promesse. Celle de ralentir, de respirer plus fort, de tomber amoureux d’un paysage toutes les dix minutes. Ici, tout est plus intense : les routes, les couleurs, les silences… et même les couchers de soleil qui ont clairement décidé de voler la vedette à tout le reste.
Je n’ai pas visité la Corse.
Je l’ai ressentie.
Il y a des endroits qui te font dire : « OK, ça valait chaque virage ».
La cascade du Voile de la Mariée, c’est exactement ça.
Après une route sinueuse (traduction : moi cramponné au siège en mode “mais c’est normal ce virage là ?”), l’eau apparaît. Elle glisse doucement sur la roche, comme si la montagne avait décidé de pleurer de joie.
C’est délicat, presque timide… et en même temps hypnotisant.
On enlève les chaussures.
On approche.
On glisse un peu (beaucoup).
On rigole.
L’eau est froide. Vraiment froide.
Mais elle réveille tout : le corps, la tête, et même les idées floues. À cet instant précis, il n’y a plus de stress, plus de planning, plus de notifications. Juste de l’eau, de la pierre, et ce sentiment fou d’être exactement là où il faut.
Spoiler : je suis reparti trempé, mais heureux.
petits conseils pour la cascade
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Viens tôt le matin : moins de monde, plus de magie… et l’impression que la cascade est juste pour toi.
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Prévois des chaussures qui accrochent : les rochers sont beaux mais traîtres (oui, ça glisse).
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Prends un maillot, même si tu hésites : tu diras peut-être non… mais ton corps dira oui à l’eau fraîche.
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Attention aux cheveux et au téléphone : la cascade adore mouiller tout ce qui passe trop près.
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Reste quelques minutes sans rien faire : pas de photo, pas de story… juste écouter l’eau. C’est là que le lieu fait vraiment son effet.
👉 Bonus vanlife : garde une serviette accessible dans le van. Tu me remercieras plus tard
⛰️ Les calanques de Piana : quand la roche décide de devenir une œuvre d’art
Les calanques de Piana, ce n’est pas un paysage.
C’est un spectacle permanent.
Les roches rouges semblent vivantes. Certaines ressemblent à des animaux, d’autres à des visages… et parfois à rien du tout, mais c’est justement ça qui est magique. Chaque virage te fait t’arrêter. Chaque arrêt te fait dire “encore un dernier”.
Le contraste est fou :
👉 le rouge des falaises
👉 le bleu de la mer
👉 le vert du maquis
Et au milieu… toi, minuscule, bouche ouverte, appareil photo inutile parce que franchement, comment capturer ça ?
C’est sauvage, puissant, brut.
La Corse te rappelle ici que la nature n’a pas besoin d’être domptée pour être belle. Elle fait le show, point.
🌅 Paysages corses & couchers de soleil : ces moments où tu te tais enfin
Et puis il y a les couchers de soleil corses.
Ceux qui te forcent à t’arrêter, même quand tu avais prévu autre chose.
Le ciel s’embrase doucement.
Le temps ralentit sans prévenir.
Les couleurs passent du doré à l’orange, puis au rose, puis à ce violet étrange qui donne envie de ne plus parler.
J’ai regardé le soleil disparaître derrière les montagnes, derrière la mer, derrière des villages perchés. À chaque fois, le même effet : le silence. Un vrai. Pas celui qui gêne, celui qui apaise.
La Corse, c’est ça aussi :
👉 des paysages qui te parlent
👉 et qui, bizarrement, t’apprennent à écouter
🛥 En mer, au large des Sanguinaires Sunset façon carte postale
Si tu veux mettre la barre encore plus haut, une balade en bateau ou en catamaran depuis Ajaccio te place au milieu de la mer, avec les Sanguinaires juste devant. Là, le soleil se couche littéralement dans l’eau et les couleurs dansent sur les vagues.
👉 Conseil fun : prends une petite sortie au coucher du soleil (2 – 3 h) avec un apéro corse à bord — c’est carte postale vivante. 🍷🐚
Mon prochain défi !
Je ne l’ai pas encore fait.
Mais je le sais déjà : le GR20 m’attend.
Depuis que j’ai posé les pieds en Corse, cette idée s’est installée doucement. Pas comme un défi à cocher sur une liste, mais comme une évidence. À chaque rando, à chaque sommet, à chaque discussion avec un randonneur croisé sur un sentier, le même refrain revenait :
“Le GR20… c’est autre chose.”
Alors j’ai décidé.
En 2026, je me lance.
Pas pour prouver quoi que ce soit.
Pas pour dire “je l’ai fait”.
Mais pour vivre cette expérience jusqu’au bout : marcher plusieurs jours, accepter la fatigue, me lever tôt, porter l’essentiel, douter parfois, avancer quand même.
Je sais déjà que :
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ce sera dur
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mes jambes me détesteront certains matins
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mon sac sera trop lourd
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et que je me demanderai parfois pourquoi j’ai eu cette idée
Mais je sais aussi que :
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je me sentirai vivant
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connecté
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fier
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et profondément à ma place
Le GR20, ce n’est pas juste une ligne sur une carte.
C’est un chemin intérieur autant qu’un sentier de montagne.
Alors voilà, c’est dit.
2026, ce sera l’année du GR20.
Et je compte bien le raconter, pas à pas, sans filtre.
👉 La suite arrive… étape par étape 🥾⛰️
🥾 Randonner en Corse : quand chaque sentier te rappelle pourquoi tu marches
Ce que j’ai adoré en randonnant en Corse, c’est cette impression constante d’être seul au monde, même quand le sentier est connu.
Des forêts épaisses, des crêtes minérales, des lacs posés là comme par magie, le maquis qui sent fort et te colle à la peau.
Tu marches.
Tu t’arrêtes souvent.
Pas parce que tu es fatigué (bon, un peu), mais parce que chaque point de vue mérite une pause.
Ici, la rando :
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te ralentit
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t’essouffle
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et te recentre
C’est physique, oui. Mais surtout émotionnel.
La Corse, ce n’est pas un voyage… c’est une émotion
Je repars avec :
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du sel sur la peau
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des images plein la tête
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et une furieuse envie de revenir
La Corse ne se raconte jamais complètement.
Elle se vit, elle se ressent, elle s’imprime quelque part entre le cœur et les souvenirs.
Et une chose est sûre :
on ne quitte jamais vraiment la Corse. Elle reste là, quelque part, à t’appeler doucement… comme une promesse de liberté.
Petits tips pour un sunset parfait 🌞
✅ Arrive un peu tôt (30–45 min avant) — la lumière avant le coucher est souvent encore plus belle.
✅ Check l’heure du coucher et repère ton spot avant pour ne rien manquer.
✅ Un petit gilet ? Même en été, à la mer le vent peut se lever au moment où le soleil s’en va !
✅ Photographe ou pas, garde juste un moment pour regarder sans l’écran 📵.
Capo di Feno ou la route vers les plages – sunset + vibes sauvages 🏖
En allant vers Capo di Feno, la route en bord de mer ouvre des panoramas où le ciel embrase l’eau à mesure que le soleil plonge derrière l’horizon. Moins bondé que Parata certains soirs, c’est parfait pour un moment plus intimiste ou nature.
👉 Conseil fun : arrête-toi à une petite crique près de la route, mets un peu de musique corse dans les oreilles, et regardez le soleil disparaître en duo ou solo avec style ✌️.
Pointe de la Parata – le classique indétrônable
Rien que le nom donne envie de poésie, et à l’heure du coucher de soleil… c’est la scène parfaite : le soleil descend derrière les Sanguinaires, ces petites îles rougeoyantes qui deviennent flamboyantes à l’or du soir. Le spectacle est intense, romantique, souvent coloré de roses, oranges et ors… et c’est l’un des endroits les plus cités par les locaux et voyageurs pour les couchers de soleil.
👉 Conseil fun : arrive environ 45 min avant le coucher — trouve une pierre ou un bout de sentier tranquille, pose ta boisson préférée, et laisse le temps faire son show.
Puis vient le moment de partir.
Celui qu’on repousse un peu. Celui où on regarde une dernière fois la mer, les montagnes, la route qui s’éloigne… en faisant semblant que ça va.
La Corse ne se quitte pas facilement.
Parce qu’elle t’a pris quelque chose… mais surtout parce qu’elle t’a donné beaucoup.
Elle t’a donné des silences qui font du bien.
Des paysages qui t’ont coupé le souffle sans prévenir.
Des moments simples, mais intenses.
Et cette sensation rare d’être aligné, même juste pour quelques jours.
Je repars avec des souvenirs plein la tête, un peu de sable encore collé quelque part, et cette émotion étrange entre gratitude et nostalgie.
Comme si ce voyage m’avait rappelé quelque chose d’essentiel : ralentir, ressentir, vivre vraiment.
La Corse m’a marqué.
Pas bruyamment.
Mais profondément.
Alors je dis au revoir…
Mais je sais déjà que ce n’est pas un adieu.
Juste un à bientôt, glissé au vent du maquis et aux routes qui m’ont mené ici.
💛